Philippe Junod

Contrepoints

Dialogues entre musique et peinture
Collection: Classique
27 CHF
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Ouvrage publié avec le soutien de l’Université de Lausanne

Les convergences entre arts du temps et de l’espace sont plus actuelles que jamais. Rencontres, doubles vocations, collaborations, influences, transpositions, métissages divers caractérisent l’esthétique de notre temps, dont l’ouverture multimédia s’affirme comme un refus du purisme des générations précédentes. Mais le phénomène ne date pas d’hier, et la modernité se teinte parfois d’archaïsme. C’est Stendhal qui nous a légué la manie des comparaisons entre peintres et compositeurs, et les permanences sont nombreuses et significatives, qui vont des origines pythagoriciennes de la musique des sphères aux racines romantiques du musicalisme. Cette quête de correspondances, expression d’une nostalgie de l’unité perdue, s’oriente tantôt vers le domaine des synesthésies et du mythe de l’audition colorée, tantôt vers celui des proportions harmoniques, où l’analogie musicale s’insinue dans les théories picturales. La peinture elle-même n’y échappe guère, et Bach et Wagner sont sans doute les musiciens qui ont le plus souvent nourri l’imaginaire des artistes. C’est à diverses facettes de ce dialogue séculaire que sont consacrés ces essais.
Philippe Junod a enseigné l’histoire de l’art à l’Université de Lausanne. Il a étudié le piano et la musicologie avec Maurice Perrin, Andrée Bonneville, Nadia Boulanger et Jacques Chailley.

Extrait et table des matière
2006, 224 + 4 pages

Edgard Varèse-André Jolivet

Correspondance 1931-1965

Collection: Classique
24 CHF
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Ouvrage publié avec l’aide de la SACEM

Né en 1883 à Paris, mort en 1965 à New York, Varèse a traversé son siècle comme un marginal et un solitaire, selon le mot de Pierre Boulez. Son œuvre, coupée de ses racines (ses pièces de jeunesse ont toutes disparu), se dresse comme un bloc erratique, loin du néoclassicisme qui dominait à son époque : elle est novatrice et radicale. Le compositeur a rêvé d’une musique autre : son catalogue, bref et intense, n’en est que la partie la plus audible. Varèse fut par ailleurs très actif à l’intérieur de la société américaine, où il s’engagea pour la défense de la musique contemporaine. Sa correspondance avec André Jolivet, qui fut l’un de ses rares élèves et son ami, constitue un document inestimable pour approcher son univers intellectuel et sensible et pour saisir le contexte dans lequel Jolivet forgea son propre langage musical, lequel devait influencer en profondeur des compositeurs comme Messiaen et Boulez à ses débuts. On saisit, dans ses propos souvent abrupts, la force de caractère d’un homme dont l’œuvre, en ouvrant des voies nouvelles, a aimanté l’avenir. L’édition de ces lettres, qui couvre la période 1931-1965, a été établie par Christine Jolivet-Erlih ; elle est complétée par une série de documents qui en éclairent la pensée.

Extraits et table des matière
Dépôt légal : décembre 2002
Format : 14 x 22,2 cm, 232 pages
Nombreuses illustrations

Béla Bartók

Écrits

Collection: Classique
28 CHF
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Édité par Philippe Albèra et Peter Szendy
Traduits et annotés par Peter Szendy
Ouvrage traduit avec le soutien de la Fondation Leenaards

Les écrits de Béla Bartók (1881-1945), réunis ici pour la première fois dans leur quasi-intégralité en français, abordent de nombreux thèmes: les orientations de la musique nouvelle, la démarche de compositeurs contemporains comme Strauss, Debussy, Schoenberg, Stravinsky, Ravel ou Kodály, la spécificité de la situation hongroise, la présentation de ses propres œuvres, mais aussi les relations entre musique populaire et musique savante, la questions de l’atonalité ou celle de la musique mécanique, les problèmes soulevés par le nationalisme et les théories raciales, les rapports de l’art et de l’État… Dans un style sobre et précis, Bartók défend des positions intransigeantes, parfois virulentes, et qui vont toujours droit à l’essentiel, qu’il s’agisse d’essais développés, de prises de position polémiques, ou de critiques musicales comme celles qui témoignent de la situation en Hongrie dans les années 1920. Les Conférences de Harvard, traduites ici pour la première fois en français, constituent une synthèse hélas inachevée de son esthétique.

Extrait et table des matières
2006, 344 + 20 pages

Bernd Alois Zimmermann

Écrits

Journal, critiques, essais, notes sur les œuvres, lettres
Collection: Classique
28 CHF
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Édités par Philippe Albèra
Traduits sous la direction de Marc-Ariel Friedemann

La publication de la quasi-intégralité des textes de Bernd Alois Zimmermann (1918-1970) constitue le portrait intérieur d’un compositeur qui est une figure essentielle – une figure tragique – de l’histoire musicale récente. Le « Reich millénariste » lui « ayant volé sa jeunesse », il affronte, à travers son Journal et ses premiers textes critiques, un passé douloureux, et tente de tracer son propre chemin dans l’Allemagne délabrée et chaotique de l’après-guerre. Lié au mouvement de la jeune génération, Zimmermann garde pourtant avec elle ses distances, occupant dans le paysage contemporain une place singulière et solitaire. Dans les essais qui jalonnent tout son parcours créateur, il expose sa philosophie de la musique, fondée sur une conception du temps réunissant toutes les époques et ouvrant à un pluralisme stylistique contrôlé par une écriture extrêmement stricte, et il réfléchit aux liens qui unissent la musique aux autres arts, défendant l’intégrité et la liberté du travail compositionnel, au besoin en pratiquant « l’invective ».
En annexe, nous publions quelques lettres autour de l’affaire des Soldats, son œuvre majeure, exemple du théâtre total dont il avait défendu l’idée, et miroir sans concession de son époque.

Prix des Muses 2011

Pour son travail d’éditeur sur les Écrits de Bernd Alois Zimmermann, Philippe Albèra a obtenu le Prix de la Fondation Hans et Gertrud Zender Happy New Ears 2011.

Extraits et table des matière
2010, 344 pages, nombreuses illustrations

György Ligeti

Écrits sur la musique et les musiciens

Collection: Classique
28 CHF
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Traduits par Catherine Fourcassié

Longtemps restés confidentiels, les écrits de György Ligeti (1923-2006) constituent un document essentiel ; non seulement parce que ce sont ceux de l’un des plus grands compositeurs de son époque, mais aussi parce qu’ils développent une pensée originale et profonde, très différente de celle de ses contemporains. Le fait que Ligeti ait intégré tardivement le cercle de Darmstadt après avoir fui la Hongrie en 1956, alors qu’il avait déjà composé des œuvres majeures dans le sillage de Bartók, a favorisé son approche critique de la situation musicale, et en particulier du sérialisme.

Dans les essais écrits au tournant des années cinquante et soixante, il fonde sa propre démarche en faisant apparaître les contradictions de la composition sérielle comme celle de Cage. Une partie importante des textes est consacrée à l’œuvre de Webern, que Ligeti découvrit à ce moment-là. Plus tard, ses réflexions témoignent de son ouverture d’esprit, de la recherche de voies nouvelles, et d’un éclatement des références : elles ont un caractère autobiographique plus marqué. S’y ajoutent de nombreux témoignages et des hommages qui ne concernent pas seulement les musiciens, et qui font apparaître la grande humanité du compositeur.

Extrait et table des matières
Éditions Contrechamps, 2014, 440 pages

Luciano Berio

Entretiens avec Rossana Dalmonte

Écrits choisis
Collection: Classique
20 CHF
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Traduits par Martin Kaltenecker, Vincent Barras, Jacques Demierre, Francesca Filo della Torre et Marie-Charlotte Guillaume

À travers ses entretiens avec Rossana Dalmonte et ses essais sur la musique, Luciano Berio (1925-2004) fait apparaître la profondeur d’une pensée qui s’est développée en toute indépendance et qui embrasse la totalité des formes musicales, au-delà des oppositions entre l’ancien et le nouveau, le savant et le populaire, la musique avant-gardiste et la musique de masse. C’est que Berio vise moins la dimension théorique en soi, se méfiant des formulations trop rigides ou des positions fondées sur des a priori idéologiques, qu’il n’accompagne son travail de compositeur d’une réflexion en actes, puisant à des sources telles que l’anthropologie, l’ethnomusicologie, la linguistique ou la musicologie. Sa lecture des œuvres et des différentes musiques abordées se fait toujours de l’intérieur, mais sans jamais oublier que la musique est un fait social. Elle est parfois violemment critique, voire polémique, mais toujours éclairante, grâce à son ampleur et à sa justesse. Dans ses entretiens avec Rossana Dalmonte, qui constituent une introduction idéale à sa musique, Berio livre sa pensée et parle de ses œuvres. Ses essais traitent de la relation du texte et de la musique, d’une écriture vocale renouvelée, de la question du sérialisme, du geste… Comme l’indique Martin Kaltenecker, traducteur des entretiens, les textes ici rassemblés constituent un document essentiel pour l’histoire de la musique du XXe siècle.

Extrait et table des matières
2010, 192 pages, nombreux exemples musicaux

György Kurtág

Entretiens, textes, dessins

Trois entretiens avec Bálint András Varga Deux hommages à György Ligeti Autres textes
Collection: Classique
26 CHF
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Traduits par Mireille T. Tóth, Peter Szendy, Simon Gallot et Stella Senes
Ouvrage publié avec l’aide de la Haute École de Musique de Genève

György Kurtág (né en 1926) a toujours refusé de parler sur la musique, et sur la sienne en particulier. Les témoignages ici rassemblés, et tout particulièrement les trois entretiens réalisés par Bálint András Varga, constituent donc un témoignage précieux. La parole souvent hésitante de Kurtág est un parole de vérité : l’homme se livre tout entier, laissant apparaître l’univers intérieur qui fonde son œuvre et lui confère une force expressive magnétique. Les trois entretiens avec Bálint András Varga ont été réalisés entre 1982 et 2008. Dans les deux hommages émouvants consacrés à son ami György Ligeti, Kurtág recompose ses souvenirs dans une forme étonnante, et son récit rejoint celui de la grande histoire, si mouvementée pour ces deux compositeurs nés juifs en des temps hostiles, dans une région déchirée entre deux pays et trois cultures, et finalement rejetée de l’autre côté du rideau de fer. On ne peut qu’être touché par l’authenticité de cette parole et fasciné par cette quête inlassable où l’homme se joue tout entier. Le texte s’accompagne de dessins faits par Kurtág lui-même.

Extrait et table des matières
2009, 14 x 22.2 cm, 288 pages, nombreux exemples musicaux

Charles E. Ives

Essais avant une sonate et autres textes

Collection: Classique
18 CHF
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La sonate Concord pour piano, première œuvre que Ives songea à publier à compte d’auteur en 1920, entend célébrer le mouvement transcendantaliste qui s’était développé au milieu du XIXe siècle dans le village de Concord, près de Boston. Pour mieux faire comprendre le projet d’une œuvre instrumentale « à programme », Ives conçut l’idée d’une préface explicative ; mais celle-ci prit des proportions telles qu’il dut la publier à part, sous le titre d’Essais avant une sonate.
Ce texte majeur du compositeur est un document essentiel pour comprendre dans quel esprit sa musique fut conçue. Il est formé de six chapitres d’inégale longueurœ: le Prologue et l’Épilogue, qui traitent essentiellement de questions esthétiques et musicales, dont celle de la musique à programme, entourent les quatre chapitres consacrés à Emerson, Hawthorne, Les Alcott et Thoreau, qui correspondent aux quatre mouvements de la sonate, et où le compositeur développe une réflexion aussi bien esthétique que philosophique, avec ses implications politiques et sociales.
Ce texte est comme un flux qui charrie tout un lot de réflexions profondes et de métaphores savoureuses, de citations et de paraphrases. Dans la « Musique du futur » et dans les « Impressions en quarts de ton », deux textes plus courts, Ives ouvre des perspectives audacieuses concernant la spatialisation du son et l’utilisation des micro-intervalles. S’ajoutent quelques extraits des notes concernant la sonate Concord publiées dans les Memos.

Nous nous sommes basés, pour la traduction française de ces textes, sur les éditions américaines, reprenant l’appareil de notes très important qui permet de repérer les citations et les références de l’auteur. Les traductions sont de Carlo Russi, Vivianna Aliberti, Dennis Collins et Sook Ji.

Extrait et table des matières
Éditions Contrechamps, juin 2016, 208 pages

Carl Dahlhaus

Essais sur la nouvelle musique

Collection: Classique
20 CHF
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Ce volume regroupe tous les essais de Carl Dahlhaus sur la Musique Nouvelle publiés entre 1965 et 1971. Ils traitent des problématiques soulevées par la musique de l’après-guerre, sous un angle tantôt technique, tantôt esthétique, tantôt sociologique. Les questions du rythme, du timbre, de la notation, du matériau, de la forme croisent ainsi les concepts d’avant-garde et d’œuvre autonome, les problèmes du sens et du non-sens, de la musique engagée, des genres musicaux… La méthode de ce musicologue aux connaissances encyclopédiques vise à cerner aussi objectivement que possible une notion, une idée, une œuvre ou une tendance tout en les replaçant dans un vaste contexte esthétique et historique. Elle se présente ainsi comme une médiation indispensable entre les œuvres proprement dites, les conceptions qui leur sont liées, et une réception riche de sens. «La réflexion qui s’attache à la musique, ou même à la littérature, n’est aucunement étrangère à la musique: elle en fait partie en tant qu’événement historique, voire en tant qu’objet de perception. Ce qui se perçoit de la musique dépend, en partie, de ce qu’on a lu à son propos».

Extrait et table des matières
Dépôt légal : décembre 2004
Format : 14 x 22,2cm, 248 pages

Michael H. Kater

Huit portraits de compositeurs sous le nazisme

Collection: Classique
28 CHF
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Traduit de l’anglais par Sook Ji et Martin Kaltenecker
Avec le concours du Centre National du Livre, Paris

Dans ce livre qui complète une série d’études menées sur la culture durant l’époque nazie, l’historien Michael Kater suit le parcours de huit compositeurs très différents les uns des autres, auscultant le comportement d’artistes qui avaient déjà, au moment de l’avènement de Hitler en 1933, une réputation dans la sphère musicale allemande et internationale. Son étude minutieuse, qui s’appuie sur une documentation en partie inédite, d’une exceptionnelle richesse, suit la trajectoire de personnalités qui choisirent ou bien la collaboration et l’opportunisme, ou bien la résistance et l’exil. Dans la première catégorie, les deux compositeurs postromantiques, Strauss et Pfitzner, s’accommodèrent du pouvoir nazi au nom de la grande tradition germanique ; Hindemith partageait cette position, mais le modernisme qu’il avait incarné sous la République de Weimar suscitait un rejet qui le contraignit finalement à l’exil. Orff et Egk saisirent l’occasion de faire carrière et de représenter la nouvelle Allemagne par leurs œuvres et leur activité. À l’opposé, Schoenberg et Weill, qui étaient juifs, prirent immédiatement le chemin de l’exil. Hartmann, enfin, cessa de composer, restant à l’écart de la vie publique jusqu’à la fin de la guerre.
Ces huit destins croisés mettent cruellement en jeu les rapports entre l’esthétique et la politique, sur fond de lutte entre les Anciens et les Modernes.
Philippe Albèra

« Dans un domaine qui vient tout juste de commencer à éliminer les différentes couches de déformations et de désinformations […], Kater a le grand mérite d’avoir mis en lumière de nouveaux faits et de leur avoir donné une interprétation honnête et précise ». Notes

« Comment agissent les artistes face à la tyrannie, et comment la créativité peut-elle se développer sous le fascisme ? […] Ce dernier volet de la trilogie sur la musique et les musiciens sous le Troisième Reich s’efforce d’examiner de près chacune des personnes étudiées […] Ce qui est particulièrement captivant, c’est la manière dont le livre décrit la bureaucratie nazie pour ce qui concerne l’art et la culture avant, pendant et juste après la Deuxième Guerre mondiale. » Music Educators Journal

« Le nouveau livre de Kater, la troisième et la meilleure de ses études sur la musique allemande sous le Troisième Reich, étudie le destin de huit compositeurs pendant le nazisme et les premières années de la période d’après guerre […] Cet ouvrage, fondé sur une quantité impressionnante de  nouvelles recherches, ne cesse de nous instruire ». Gordon A. Craig, Université de Stanford

« Félicitations à Michael Kater d’avoir résisté à la tentation de passer du blanc au noir et d’avoir brossé ses portraits dans le spectre étendu, donc éclairant, des gris. » Richard Taruskin, Université de Californie, Berkeley

« Une étude judicieuse et extrêmement instructive de huit compositeurs qui furent les victimes, les complices, et parfois les deux, du Troisième Reich. » Peter Paret, Institut d’études avancées, Université de Princeton

Composers of the Nazi Era – Eight Portraits a reçu le Prix Wallace K. Ferguson de la Canadian Historical Association.

L’auteur
Michael H. Kater est professeur émérite chargé de recherches en histoire au Centre des Études allemandes et européennes, Université de York.

Extrait et table des matières
Prix des Muses 2013 : Prix de l’essai historique 2011, 450 pages

Theodor W. Adorno

Introduction à la sociologie de la musique

Douze conférences théoriques
Collection: Classique
26 euros CHF
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Nouvelle édition revue

Traduit de l’allemand par Vincent Barras et Carlo Russi
Ouvrage traduit avec le concours du Centre national du livre et Inter Nationes

Dans Introduction à la sociologie de la musique, écrit au début des années 1960, Theodor W. Adorno cumule les expériences, les observations et les intuitions d’une vie entière, au long de laquelle la musique tint un rôle capital, indissociable de la réflexion philosophique plus générale. Mais la force de cet ouvrage, l’un des grands classiques de la musicologie du XXe siècle, tient également dans sa dimension visionnaire, d’une portée aujourd’hui encore tout à fait singulière. En effet, à l’heure où la sphère musicale, dans son ensemble, est de plus en plus soumise aux conditions de production de masse et aux impératifs médiatiques, les analyses développées ici révèlent plus que jamais leur pertinence. La démarche adornienne ne se limite pas à décrire sous quelles formes et dans quelles conditions la musique est reçue dans la société. Elle s’attache plutôt – et c’est son originalité profonde – à déceler le contenu intrinsèquement social des œuvres et des genres musicaux. De plus, débordant le cadre strictement musical, l’ouvrage d’Adorno s’ouvre constamment vers les horizons d’une philosophie cri-tique de la culture. «La dimension sociale des œuvres d’art n’est pas seulement leur adaptation aux desiderata externes des commanditaires ou du marché, mais constitue précisément leur autonomie et leur logique immanente.»

Elliott Carter

La Dimension du temps

Seize essais sur la musique
Collection: Classique
15 CHF
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À travers une activité critique qui a commencé en 1937 dans la revue Modern Music, et qui fut consacrée quasi exclusivement à la musique contemporaine, Elliott Carter n’a cessé de réfléchir aux questions fondamentales de la composition et de l’esthétique musicales. Par ses appréciations sur les œuvres entendues en création, ses hommages à des compositeurs comme Stravinsky, Varèse, Ives ou Wolpe, qu’il a bien connus, et ses essais sur le rythme et le temps musical, Carter se situe de façon originale par rapport aux différents mouvements de la musique moderne : les avant-gardes américaine et européenne de la première partie du siècle, le néo-classicisme et le populisme américain des années vingt à quarante, les musiques sérielles et aléatoires de l’après-guerre. Cette traversée de l’histoire est aussi une tentative de définir sa propre position en tant que compositeur américain; au-delà de la «couleur locale», il cherche à penser la tradition américaine en relation avec les mouvements novateurs européens, critiquant au passage le conservatisme institutionnel de son pays. Les écrits d’Elliott Carter éclairent par ailleurs une démarche créatrice d’une richesse et d’une profondeur exceptionnelles, déployée sur une durée exceptionnellement longue. Ce choix d’écrits paraît à l’occasion de son quatre-vingt-dixième anniversaire, en signe d’hommage et de reconnaissance.

Extrait et table des matières
1998, 216 pages, nombreux exemples musicaux

Anton Webern

Le chemin vers la nouvelle musique

et autres écrits
Collection: Classique
19 CHF
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Édités par Philippe Albèra et Georges Starobinski
Traduits par Vincent Barras, André Carruzzo, Georges Starobinski et Brenno Boccadoro

Les conférences que Webern prononça en 1932 et 1933 à Vienne dans un appartement privé étaient destinées à un public non spécialisé à qui le compositeur voulait expliquer le chemin parcouru jusqu’à la musique de douze sons. Loin de présenter le sérialisme comme une rupture avec le passé, Webern s’attache au contraire à dégager ce qui, à travers lui, permet d’accomplir la plus haute tradition de la musique occidentale, depuis le chant grégorien et la polyphonie de la Renaissance jusqu’à l’époque moderne. S’il démontre comment la tonalité s’est progressivement désagrégée, il insiste sur la permanence des formes et des techniques d’écriture anciennes, et, par-dessus tout, souligne l’exigence de cohérence, nécessaire pour que les œuvres soient compréhensibles. En ce sens, ces conférences constituent une magnifique introduction à la musique du XXe siècle. Elles sont présentées ici dans une traduction nouvelle et complétées par tous les autres écrits de Webern, depuis l’introduction de sa thèse de doctorat sur Isaac jusqu’aux analyses de quelques-unes de ses œuvres, en passant par diverses considérations sur Schönberg et un bref hommage à Loos. Deux études critiques de Georges Starobinski et Philippe Albèra, coéditeurs des textes, complètent ce volume.

Extraits et table des matières
Format : 14 x 22,2 cm
192 pages
Nombreux exemples musicaux
Novembre 2008

Carl Dahlhaus

Schoenberg

Collection: Classique
28 CHF
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À travers une série d’essais écrits entre 1964 et 1988, Carl Dahlhaus (1928-1989) aborde les différents aspects de l’œuvre et de la pensée d’Arnold Schoenberg. Sa réflexion porte aussi bien sur les dimensions strictement compositionnelles que sur des questions esthétiques. C’est ainsi qu’il s’attache aux notions de « musique à programme », de « variation développante » ou de « prose musicale », comme aux questions liées à l’atonalité et au dodécaphonisme, ainsi qu’aux relations de Schoenberg avec la tradition et aux polémiques qu’il a suscitées. Les textes esthétiques situent le compositeur dans un vaste horizon historique, philosophique et musical. Les analyses font apparaître la cohérence des œuvres en s’attachant avant tout au sens musical. Les concepts et les idées sont inscrits dans une perspective historique, épistémologique et musicale qui en éclaire avec précision la signification. Ces essais, écrits dans une langue à la fois dense et précise, et riches d’un savoir immense, constituent une somme et une référence indispensable. Ce livre qui regroupe tous les essais que Dahlhaus a consacrés à Schoenberg permettent d’approfondir l’œuvre et la pensée d’un compositeur qui a marqué l’histoire de la musique et en a bouleversé le cours.

Extrait et table des matières
Édité par Vincent Barras et Philippe Albèra
Traduit par Vincent Barras, Eeva Hyvärinen, Tiina Hyvärinen, Dominique Leveillé, Peter Szendy, avec le concours du Centre National du Livre
Parution : mars 2017 – Nouvelle édition revue et corrigée – (Edition originale novembre 1997)

Schoenberg-Busoni Schoenberg-Kandinsky

Schoenberg-Kandinsky / Schoenberg-Busoni

Correspondances, textes
Collection: Classique
30 CHF
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Ouvrage publié avec la participation de la Loterie romande et de Médecine et Hygiène, et traduit avec le concours du Centre National du Livre

Les correspondances entre Schoenberg et Busoni d’une part, et entre Schoenberg et Kandinsky d’autre part, sont des documents exceptionnels sur les plans humain, artistique et musical. Schoenberg y dévoile la véritable théorie esthétique de l’atonalité, insistant sur le rôle central de l’inconscient et sur le sens donné à l’harmonie nouvelle. Il défend face à Busoni la cohérence de son style, discutant âprement la transcription de la deuxième pièce pour piano opus 11 réalisée par celui-ci.
Avec Kandinsky, il discute la question du « constructif » et de l’« illogique » dans l’art, et la préparation de l’almanach et de l’exposition du Blaue Reiter. L’échange porte aussi sur la guerre, la religion et la question juive, et il fournit toutes sortes d’informations sur la biographie de leurs auteurs. C’est enfin le portrait de trois créateurs de premier plan, engagés dans le renouveau artistique de l’avant et de l’après-guerre.
L’édition des lettres est enrichie de différents textes de Schoenberg, Busoni et Kandinsky, et de deux introductions situant ces correspondances dans leur contexte historique.

Extrait et table des matières
1995, 248 pages, 21 illustrations

John Cage

Silence

Conférences et écrits
Collection: Classique
28 CHF
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Nouvelle édition revue et corrigée. Coédité avec Contrechamps Éditions.
Traduction de l’anglais par Vincent Barras

Silence est le premier recueil de textes que John Cage a publié, et c’est le plus important sur le plan théorique d’un compositeur qui a marqué la musique de l’après-guerre en profondeur. Daté de 1968, il regroupe les conférences et les articles qui sont à l’origine de sa pensée. Celle-ci puise aux sources dadaïstes, à la pensée zen, à l’esprit anarchiste, multipliant les points de vue iconoclastes, retournant les idées reçues, ouvrant des perspectives nouvelles, dans une forme inventive qui défie la logique ordinaire. John Cage travaille sur la césure, la discontinuité, la juxtaposition de propos hétérogènes, selon les principes du collage.
La mise en page et la typographie font partie d’un tel dispositif : les blancs, l’organisation de l’espace, le choix des caractères contribuent au sens et donnent à la lecture son rythme propre. Comme dans une partition musicale, il s’agit pour le compositeur d’introduire des indications liées au phrasé, à la respiration, à la vitesse, à l’intensité.
Dans cette édition de Silence, ces dispositions typographiques différentes pour chaque texte ont été scrupuleusement respectées; de même, la traduction de Vincent Barras se tient au plus près du texte original, visant la plus grande précision possible.

Co-édité par Heros-Limite
170×200 mm, 280 pages.
Parution : 22 octobre 2012

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Les Editions Contrechamps
8 rue de la Coulouvrenière
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+41 22 329 24 00